Surmonter la perte d’un conjoint

Surmonter la perte d’un conjoint

10 | 937 Consultations

L’expérience du veuvage est douloureuse et engage chacun à un long travail de reconstruction. En effet, comment apprécier à nouveau la vie et retrouver la sérénité après avoir perdu l’être aimé?. Il faut souvent passer par plusieurs phases avant d’avoir la force de vivre malgré son absence. Comment surmonter un tel traumatisme ? Peut-on s’autoriser à aimer de nouveau ? Comment vivre au mieux ce nouveau chapitre de son existence ?

 

Déni, colère, résilience

Le déni est souvent la première phase d’un deuil : on ne peut pas croire que la personne avec laquelle on a passé tant d’années et construit tant de choses n’est plus de ce monde. Il est très difficile et long d’admettre cette perte. Une certaine colère nous envahit (contre le corps médical, contre nous-même parfois, ou celui qui est parti et nous a abandonné). La veuve/le veuf essaie de compenser ce « vide » pour limiter sa peine, par exemple en partant en voyage, en s’investissant dans un travail ou une activité quelconque, parfois même en se remettant en ménage. Si perdre l’être aimé - qu’il s’agisse d’un décès accidentel ou suite à une maladie - conduit presque nécessairement à une phase de dépression, celle-ci doit être pourtant perçue comme un prélude à la sortie du deuil. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis ». Le veuvage est une expérience intime et parvenir à vivre autrement, sans oublier l’être aimé, demeure l’affaire de chacun. Alors, comment continuer à vivre sans culpabilité, tout en conservant le souvenir du défunt ? Après un long travail sur soi, la douleur liée à l’absence se transforme en une lumière intérieure, qui nous accompagne dans la vie. Il faut cultiver la confiance et l’espérance pour avancer et percevoir les autres joies que la vie nous procure. L’objectif étant de réapprendre à vivre et de se reconstruire.

 

Nouvelle relation : les écueils à éviter 

Le départ de l’être aimé marque le début d’un nouveau chemin qui est unique pour chacun. Pour les uns, ce sera la voie d’un célibat durable, où ils pourront se consacrer pleinement aux enfants et à de nouveaux projets, tout en entretenant une relation intime et spirituelle avec l’être disparu pour trouver l’apaisement. Pour d’autres, même si cela leur semblait inimaginable des mois ou des années après avoir perdu l’être cher, le temps est venu d’envisager la possibilité de s’engager dans une nouvelle relation. Il est conseillé, avant de franchir le pas, de considérer avec honnêteté ce qui anime la quête d’un nouveau partenaire et se poser les bonnes questions afin de s’assurer que l’on n’est pas dans un mouvement de fuite du vécu du deuil ou dans la peur de vivre la solitude. Il faut se demander sur quels éléments se construit cette nouvelle relation ; ne pas se précipiter mais attendre de se sentir prêt. Cela fait partie d’un mouvement naturel, qui répond au besoin d’aimer et d’être aimé. Condition sine qua non : L’important est de l’inscrire dans un avenir neuf et libre du passé.

 

Continuer de vivre et d’aimer sans culpabiliser

Ce n’est pas trahir ni oublier l’être disparu que de s’autoriser à vivre cela. Vous pouvez avoir le sentiment que cette nouvelle relation intervient de façon trop rapide, ou ressentir de la culpabilité parce vous avez l’impression d’être infidèle à l’être disparu. Vis-à-vis d’autrui, vous pouvez craindre d’être mal jugé(e), pour autant un court temps de veuvage ne préjuge en rien de l’intensité de votre ancien amour. Vous pourriez également ne pas vous autoriser à être de nouveau heureux(se). Or c’est le flux de la vie-même qui vous pousse vers un nouvel avenir, c’est un processus tout-à-fait naturel de progressivement vous détacher du couple que vous formiez autrefois, pour entrer dans une nouvelle vie à deux. Cela ne remet jamais en cause l’amour que vous partagiez avec l’être cher qui s’avère unique et irremplaçable !

 

Trouver du réconfort au Club-50plus

Environ 11.000 veuves et veufs sont inscrit(e)s sur la plateforme française, soit environ 8% de la somme totale des inscrits. Pour les un(e)s, il s’agit de pallier à la solitude en échangeant avec d’autres membres sur une base amicale.  Pour d’autres, c’est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre, et de tenter de trouver un nouvel amour. Grâce aux diverses fonctions mises à disposition de nos membres comme le chat, les forums, les jeux, les blogs etc., le club vise à redonner aux personnes qui ont perdu un être aimé, l’envie de communiquer, échanger, partager et pourquoi pas oser trouver une personne avec qui faire à nouveau un bout de chemin.

 

Si vous vous sentez concerné(e)s par ce sujet, vos témoignages nous intéressent !

 

 

Photo © Adobe – Auteur : deagreez

 

Betty_Nelly, 19.05.2021

Labonnevie
3 | 21.05.2021, 17:55

On se doit de faire un grand ménage avant d’entreprendre une relation avec un nouveau compagnon
On a le droit au bonheur et on se doit ne ne pas s’en priver
On se doit d’établir des parametres à ce propos dès le départ mettre carte sur table
Pour éviter certaines blessures
Une nouvelles vie est possible on doit s’en donner la chance mais il appartient à chacun
D’évaluer notre capacité à passer à une autre étape et à ne pas laisser le passé s’infiltrer
Dans notre nouvelle vie on doit avoir fait son deuil! En quelque sorte et si toutefois il y a des relents la compréhension doit être au rendez vous sans toutefois que cela devienne abusif!

eclair81
1 | 21.05.2021, 15:38

Déjà , une constatation : vu qu'il y a beaucoup plus de femmes" sur le marché" que d'hommes, ces messieurs, bien entendu, veulent plus jeune qu'eux., car ils ont le choix....... Résultat: une femme "n'intéresse" que les hommes qui ont minimum 6-7 ans de plus qu'elle.......autrement dit des vieux ! Eh oui .....Autant laisser tomber

Jane75
1 | 21.05.2021, 14:38

@epsilon17
On ne cherche pas à refaire sa vie quand on est veuf ou veuve Pour les divorcé(es), je ne suis pas en mesure de donner un avis là-dessus, car je ne suis pas dans cette situation.
Mais continuer sa vie avec un(e) dans l'amour et la tendresse oui on y croit . Mais sera t'il semblable à celui d'avant? Cela dépend de son ressenti avec ce dernier quel qu'il soit, je pense. Mais vouloir balayer avec l'autre, qui est dans la même situation, toute son histoire personnelle ne s'efface pas d'un trait de sa vie. Pour l'un comme pour l'autre. "Refaire sa vie est un terme impropre, en tout cas illusoire".

Jane75
4 | 21.05.2021, 11:12

Bonjour,
Après mes 16 ans de veuvage, je constate qu'il est très difficile de faire table rase complète de son passé, de son histoire,, donc de son "feu" son mari. Le temps ne fait oublier celui ou celle avec qui on a vécu, partagé les bons moments comme les mauvais. Les enfants en restent la continuité; ils sont là comme un rappel. Pour une femme, c'est très difficile de tout quitter pour aller vivre avec l'autre. Les hommes sont plus rarement volontaires pour l'inverse. Notons le! C'est donc moins difficile pour eux de trouver une autre amie ou amour.
Pour moi, l'idéal serait de trouver l'amour ou de le retrouver avec un autre tout en restant chacun chez soi et en se respectant l'un et l'autre. Ce qui suppose de se limiter à des questions d'ordre géographique, et aussi et c'est essentiel, à des tranches d'âges sensiblement les mêmes. A 70 ans, on n'est pas comme à 63 ans! Même en bonne santé. Que ces messieurs le comprennent bien.
Cultiver une amitié sincère ou aimer (à chaque âge ses particularités) , mais on oublie l'essentiel le besoin de tendresse que nous gardons tous en nous et qui persiste jusqu'à sa mort??

toujourscurieux
0 | 21.05.2021, 11:06

Amelie.........commentaire très juste Vous avez totalement raison. TJC.

Ennui69
5 | 20.05.2021, 20:45

Quels clichés......
Chaque situation est différente, le deuil est une étape dans sa vie. Puis la vie reprend, et si l'on souhaite retrouver le même amour, c'est voué à l'échec. Mais n'y a t'il pas le même problème avec un (e) divorcé (e), pire, il faut faire avec l'ancien conjoint .........
Les enfants sont souvent heureux de voir leur parent continuer leur vie lors d'un décès du conjoint, bien moins probable avec le conjoint encore en vie.

Antoinemichel
4 | 20.05.2021, 18:12

Personnellement,j'ai connus bcp de veuves qui voulaient se remettre en couple,problème le deuil de leurs défunts maris n'était pas terminer,ce que je peux comprendre mais pourquoi chercher a nouveau???? Pas facile de vivre a trois surtout quand cette personne est tjrs cité en référence ,difficile de trouver sa place

toujourscurieux
3 | 20.05.2021, 09:29

"Et puis"......?? D'expérience,je vous dis : RESTEZ seule !! Après avoir été bien matraqué(e),on se redécouvre C'est une "mue" intellectuelle : Tout seul dans mon nouveau royaume. TJC.

AMELIE97
6 | 20.05.2021, 06:36

Difficile de répondre si je me sens concernée. Honnêtement, j'ai laissé tomber une relation avec un veuf, il y avait des choses absolument insurmontables pour moi et qu'il n'était pas en mesure de comprendre et il m'en a voulu en des termes bien fâcheux (et me montrant le fossé encore davantage le niveau de sensibilité qui nous séparait). Vous voulez des exemples : je rêvais depuis longtemps d'un baiser, un vrai baiser d'amoureux, je n'en ai pas eu un seul (il était encore trop fidèle à sa femme) . Il se croyait amoureux mais je n'ai jamais eu un bouquet de fleurs. Il ne pensait qu'au partage équitable des dépenses, fi.... Il ne pensait pas du tout que j''appréhendais d'arriver dans son immense maison où toutes les armoires étaient pleines à craquer des robes de sa femme et de sa présence qu'il m'aurait d'ailleurs commentée avec plaisir, j'en suis convaincue. Moi qui avais laissé tant de souvenirs dans la maison de mon ex-mari qui vit dans une sorte de culte du passé, je savais le poids et la prison des choses... Mieux que lui. Il était tellement persuadé à tort que j'étais une femme à faire jouir qu'il ne s'occupait que de cela, quelle catastrophe, je dirais plus quelle abomination, car cela m'a laissé la conviction que un homme, l'âge et le malheur ne lui apprennent pas l'essentiel... Non, je ne pouvais pas être instrumentalisée ainsi . Le veuvage ne se règle pas en trois coups de gloire de conquête ("je m'en sors, fi je garde le respect de ma sainte épouse et je trouve une femme, ma foi, assez bonne, au bout d'un an de deuil, enfin, je sors du trou, de la tentation suicidaire, je retrouve aux yeux de mes enfants et de mes amis ma place d'Homme vaillant et aimant la vie")...
Déjà le divorce au bout de 40 années de mariage ne se règle pas facilement avec soi-même alors, le veuvage, n'en parlons pas. J'espère ne pas vous avoir trop choqués. En tout cas, je ne veux plus de telle expérience, jamais. Je resterai donc seule, et puis ?