Adopter un enfant

Adopter un enfant

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De nombreuses raisons motivent l’adoption d’un enfant. Adopte-t-on pour soi ou pour le bien d’un enfant ? Cette aventure merveilleuse est parfois parsemée d’embuches avec de longues procédures à suivre. Incertitude, inquiétude et impatience tenaillent les adoptants tout au long des différentes étapes. Plusieurs questions fusent dans leur tête :  adopter à l’étranger ne présente-t-il aucun risque pour l’enfant ? Éprouvera-t-il le sentiment d’avoir été arraché à sa patrie et d’être déraciné ? Fera-t-il l’objet de moquerie ou de remarques racistes vis-à-vis de son entourage ? Parviendra-t-il à se sentir chez lui dans sa nouvelle famille et dans son nouveau pays ?

 

Les raisons motivant l’adoption d’un enfant 

Adopter un enfant est une décision mûrement réfléchie. L’adoption représente pour certains couples l’unique chance d’avoir un bébé. Elle peut être motivée par l’infertilité, le choix de vouloir recueillir un enfant abandonné, mais ce doit être avant tout un désir profond de s’occuper et d’élever un enfant qui représentera le symbole de leur amour et de leur union. Que ces couples adoptants soit hétérosexuels ou homosexuels, ils souhaitent plus que tout avoir un enfant à eux. On adopte un enfant sans doute autant pour soi-même que pour le bien de l’enfant adopté, mais c’est avant tout un acte d’amour.

 

Les conditions nécessaires pour adopter un enfant 

En France, les règles d’adoption sont bien définies. Avant d’entamer les démarches d’une adoption, il est important d’obtenir l’agrément délivré par le président du Conseil Général. Ce document a une validité de cinq ans à condition de renouveler le désir d’adopter un enfant chaque année. Pour avoir ce sésame, il faut s’adresser au service de l’Aide Sociale à l’Enfance. Il faut ensuite effectuer des visites médicales et avoir des entretiens avec des psychologues. Des travailleurs sociaux rendent visite aux adoptants afin d’évaluer leur capacité à accueillir et à s’occuper d’un enfant. Un couple de plus de 50 ans, par exemple, pourrait opter pour l’adoption d’un grand enfant mais une demande pour adopter un nourrisson ou un enfant en bas âge serait impossible.

 

Adopter à l’étranger, une pratique courante 

Les procédures d’adoption en France sont souvent longues et incertaines. Certains parents adoptifs décident alors de se tourner vers l’étranger pour trouver leur bonheur. Il n’empêche que c’est une aventure truffée d’embûches, où il faut s’armer de patience, de courage et de persévérance. Des organismes peuvent leur faciliter la tâche, mais il faut encore être très attentif à leur honnêteté. En effets de nombreuses dérives ont eu lieu dans certains pays pauvres, où les lois n’étaient pas respectées.

 

Comment tisser un lien de filiation

Dans le cas de l’adoption, aimer ses enfants, être parents est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Mais que représente le lien biologique au regard du lien psychique et affectif ? Quant au sentiment de filiation, il s’enracine dans le psychisme et dans l’affectivité. Dans le psychisme lorsque l’on se vit comme héritier d’une double lignée, dans l’affectivité lorsque les parents sont des objets d’amour ou de haine pour leurs enfants.

 

L’adoption internationale, une nouvelle vie pour l’enfant 

La question est de savoir si le déracinement ne sera pas trop difficile à vivre pour l’enfant. Tout dépend de son âge au moment de l’adoption, des explications et de l’écoute qu’il recevra de ses parents adoptifs.S’il s’agit d’un bébé, il n’a aucune notion de référence par rapport à son ancienne vie. Néanmoins, il est attentif au comportement des personnes qui l’entourent. Il ressent facilement leurs émotions et perçoit sans problème les sentiments négatifs. Les parents adoptifs doivent veiller à ce qu’il ait une vie normale et sereine. Ils doivent tout faire pour que l’enfant s’adapte à son environnement. Quant à un enfant déjà plus grand, il peut ressentir de la mélancolie lorsqu’il rencontre des difficultés d’intégration. Il se renferme sur lui-même ou développe un comportement agressif pour se défendre. Les parents doivent leur insuffler suffisamment d’amour et de la confiance pour qu’il puisse surmonter ses problèmes. 

 

L’adoption constitue donc un choix de vie murement réfléchi. En avez-vous fait l’expérience, bonne ou difficile ? Peut-être êtes-vous vous-même un enfant adopté ? 

Vos témoignages nous intéressent !

 

Photo © Fotolia  - Auteur : Studio Romantic

CarolineMarie30, 07.11.2018

nikita13
3 | 09.11.2018, 23:00

Joli témoignage bemole
Je pense qu'on adopte pour soi au départ, combler un vide d'enfant, ou avoir envie d'autres enfants, sans pour autant "les faire", car pourquoi, si on peux donner à des enfants qu'on dit malheureux en orphelinat !
Je suis quasi sure, qu'au départ, on fait pour soi ! Donner c'est se faire plaisir.

bemole
4 | 09.11.2018, 09:20

Bonjour, je vous apporte mon témoignage ,Joseph a 36 ans maintenant, il avait 5 ans
lorsqu'il est arrivé en France,de côte d'Ivoire Adoption plénière en 1989 ,divorce des parents adoptif ,je suis la nouvelle femme de son papa ,j'ai adopter Joseph en adoption simple en 2013 ce qui simplifie pour l'héritage , la vie pour lui comme pour nous nos rapports étant très fort ,il travaille depuis 12 ans dans la même entreprise il a sa maison,bien assis dans la société je pense que nous avons réussi pas sans problèmes
bien sur mais au résultat quel bonheur .
si vous voulez plus de renseignements (pour d'autres personnes)je reste a votre entière disposition bien amicalement Chantal (Bemole)